Non classé
Les pommes de cajou sont mûres
J’ai pris mes premières photos de cajous il y a 3 semaines, début février. A l’époque, les pommes étaient encore minuscules et vertes. Elles sont à présent bien mûres, je vais donc vous les présenter.
En seulement 3 semaines, une impressionnante métamorphose a eu lieu dans les anacardiers de Banuang Daan. Les petites pommes de cajou, qui mériteraient de s’appeler poires en raison de leur forme, ont triplé de volume et ont pris de belles couleurs, jaune pour certaines, rouge (enfin, plutôt orangé) pour d’autres.
Lorsque je tire délicatement sur une branche pour prendre une photo, l’une des pommes, mûre à coeur, se détache et tombe au sol, une chute d’environ 1 mètre. Je peux ainsi vérifier la légendaire fragilité de ce fruit qui s’écrase au sol devant moi, une véritable bouillie. Pourtant le sol est couvert d’herbe et de feuilles qui auraient dû amortir sa chute.
Un fruit meilleur salé
Hier, j’ai rencontré Irene, une jeune femme originaire de Mindoro qui a passé son enfance dans les anacardiers. Elle est en train de manger un fruit rigolo, coupé en tranches grossières. Je m’approche. Dans l’assiette, ce sont en réalité des pommes de cajou saupoudrées de sel.
Le sel sert à faire dégorger ce fruit plein d’eau à un point ahurissant, pire que le concombre. Je goûte. Il y a des notes de mangue, de concombre (justement), d’agrumes, c’est bon, mais la texture est très désagréable.
Je m’attendais au croquant du concombre ou de la petite pomme d’eau à laquelle la pomme de cajou ressemble à s’y méprendre. En fait, c’est très fibreux et vaguement cotonneux, comme une barbe à papa qui, au lieu de s’évanouir en bouche, deviendrait des fibres et de l’eau.
Je me dis qu’après tout c’est un fruit, alors j’essaie sans sel, et c’est nettement moins bon. Irene m’explique que la meilleure manière de l’accommoder, c’est de la couper le plus finement possible et de la saler.
Effectivement, lorsqu’elle est coupée très fin, on ne sent plus la texture super nulle et on profite pleinement des arômes. Aussi, le sel se diffuse mieux et permet de faire totalement dégorger le fruit qui devient alors plus ferme et plus digeste.
Et puis surtout, Irene, elle m’a donné des idées, des idées géniales. Vous verrez ça dans un quatrième article, on va transformer les cajous en bombes d’acide, la vidéo est ici. Et n’oubliez pas, mon reportage sur les ouvreurs de noix de cajou est ici.
















